8 RÔLE DU SYSTEME NERVEUX DANS LA COORDINATION DES DIFFÉRENTES FONCTIONS DE L’ORGANISME – HYGIÈNE DU SYSTÈME NERVEUX

Objectifs

  • relever que la destruction de certaines zones cérébrales entraîne la perte de la motricité volontaire ou de la sensibilité ;
  • schématiser les différentes aires cérébrales ;
  • déduire le rôle du système nerveux cérébro-spinal sur la motricité volontaire et la sensibilité consciente ;
  • montrer que les fonctions de nutrition et de reproduction se déroulent de manière inconsciente et que toutes ces fonctions sont sous la dépendance du système nerveux neurovégétatif, lui-même influencé par le système nerveux central ;
  • conclure sur le rôle de coordination générale du système nerveux dans le fonctionnement de l’organisme ;
  • relever quelques manifestations de la perturbation du fonctionnement du système nerveux ;
  • rechercher et donner les causes de la fatigue nerveuse ;
  • relever quelques règles d’hygiène pour fortifier le système nerveux.

1. RÔLE DU SYSTÈME NERVEUX DANS LA COORDINATION DES DIFFÉRENTES FONCTIONS DE L’ORGANISME.

 1.1. LES DIFFÉRENTES AIRES CÉRÉBRALES.

La destruction du lobe pariétal de l’hémisphère cérébral gauche entraîne une perte de la sensation consciente suite à une stimulation de la moitié droite du corps. La destruction étendue du cortex frontal entraîne une paralysie des muscles de la moitié opposée du corps ou hémiplégie. On distingue donc deux types d’aires au niveau du cortex cérébral :

  • les aires corticales de la sensibilité : chaque organe de sens possède au niveau du cortex une aire sensitive où arrive l’influx nerveux sensitif ;
  • les aires corticales de la motricité : chaque muscle squelettique de l’organisme possède une représentation au niveau du cortex cérébral ; c’est de l’aire motrice que partent des influx nerveux moteurs en direction de ces différents muscles.

Les aires corticales motrices et sensitives sont reliées entre eux par des neurones d’association.

1.2. LES DIFFÉRENTES RÉACTIONS INCONSCIENTES.

Les fonctions de nutrition (respiration, digestion, excrétion, circulation) et de reproduction se déroulent de manière inconsciente (≠ involontaire). Elles dépendent du système nerveux neurovégétatif qui est lui-même influencé par le système nerveux central. L’originalité de ce système nerveux neurovégétatif qui explique sa relative autonomie réside dans le fait que les muscles ou les glandes qu’il innerve ne sont pas directement reliés à l’axe cérébrospinal qui les commande. Cette liaison passe par un intermédiaire : des ganglions disposés en une chaîne parallèle à la moelle épinière. Le système nerveux central assure la coordination générale du fonctionnement de l’organisme. Le système nerveux cérébrospinal est responsable de la sensibilité consciente, de la motricité volontaire et involontaire tandis que le système nerveux neurovégétatif est responsable des différents mouvements inconscients.

2. HYGIÈNE DU SYSTÈME NERVEUX

2.1- LES MANIFESTATIONS ET LES CAUSES DE LA FATIGUE NERVEUSE.

2.1.1- Les manifestations.

La sensation de lassitude générale ; les rapports tendues avec l’entourage car le sujet devient irritable, excité et instable ; les efforts intellectuels pénibles ; la mémoire défaillante ; l’altération du sommeil, sont entre autres les manifestations de la fatigue nerveuse. On note aussi une perturbation des organes et des fonctions vitales : réflexes lents, peu adaptés avec tremblements des membres ; troubles digestifs ; manque d’appétit ; hypertension artérielle ; troubles cardiaques.

2.1.2- Les causes.

Plusieurs activités en même temps ; l’inquiétude ; les bruits de la vie moderne (klaxons, moteurs, …) ; l’excès d’excitants (café, thé, …) ; un travail intellectuel prolongé ; la monotonie d’un travail cérébral trop intense ; l’insuffisance de sommeil ; une mauvaise alimentation ; les émotions fortes, sont entre autres les causes possibles de la fatigue nerveuse.

2.2- LES EFFETS DE LA CONSOMMATION DES SUBSTANCES NOCIVES SUR LES RÉFLEXES NERVEUX

2.2.1- Le tabac

La combustion du tabac dégage une fumée composée à la fois de dioxyde de carbone et de fines particules formant un aérosol qui pénètre dans les voies respiratoires. Fumer entraîne les dysfonctionnements de beaucoup d’appareils du corps humain, notamment le système nerveux. Les signes de ce dysfonctionnement sont, entre autres, les tremblements, l’irritabilité, la nervosité, la perte de la mémoire, la diminution fréquente de l’acuité visuelle, du goût et de l’odorat.

2.2.2- L’alcool.

Les boissons alcoolisées agissent directement sur le système nerveux et sont, de ce fait, dangereuses. Le fait de s’adonner à l’alcool, constitue l’alcoolisme. Ses conséquences sur le système nerveux sont nombreuses et néfastes (diminution de la coordination des mouvements, la marche titubante et hésitante, difficulté d’élocution, diminution des réflexes, troubles de la sensibilité).

2.2.3- Les drogues.

Ce sont les substances qui peuvent être classées en plusieurs groupes en fonction des effets obtenus sur l’organisme:

  • Les hallucinogènes. Ils perturbent l’activité du cerveau ; provoquent des manifestations hallucinatoires et oniriques (rêves). Exemples : la mescaline ou LSD.
  • Les stupéfiants. Ils agissent sur des liaisons entre les cellules nerveuses du cerveau, suppriment les douleurs physiques et psychiques. Exemples : l’opium et ses dérivés (morphine, héroïne, etc.).
  • les enivrants. Ce sont des substances qui provoquent une ivresse. Leur utilisation provoque des lésions au niveau des reins et du foie.
  • Les hypnotiques. Ce sont des substances qui tranquillisent en provoquant un état « vaseux » qui permet d’oublier. Ce sont les barbituriques, les tranquillisants.
  • Les stimulants et les excitants du système nerveux. Ils effacent la fatigue et donnent une impression d’euphorie, de confiance. Exemples : le cola, les médicaments du dopage.

La consommation des drogues perturbe le fonctionnement du système nerveux (des synapses) en diminuant la qualité des messages émis. La conséquence en est la perturbation du fonctionnement des organes. L’usage répété de drogues conduit à des dégâts irréversibles. L’abus de ces médicaments psychotropes perturbe par blocage le transfert des substances chimiques émises au niveau des synapses et le fonctionnement des neurones.

2.3- COMMENT FORTIFIER LE SYSTÈME NERVEUX ?

Pour fortifier le système nerveux, l’être humain doit veiller à :

  • discipliner sa vie (s’abstenir de consommer des excitants, de la drogue, de l’alcool, …) ;
  • pratiquer du sport régulièrement. La pratique régulière d’un sport (marche active, course, sports collectifs, par exemples) permet de perfectionner la commande du système nerveux avec pour résultante :
    • la diminution de la fatigue nerveuse ;
    • l’acquisition d’une rapidité dans l’exécution des mouvements ;
    • le développement de certaines facultés du cerveau, comme la confiance et la volonté ;
  • dormir suffisamment et régulièrement (8 heures de sommeil chez l’homme, 9 heures chez la femme, 15 heures chez les enfants de 3 à 5 ans, 13 heures chez les enfants de 5 à 7 ans, 12 heures chez les enfants de 7 à 14 ans, 10 heures chez les adolescents de 15 à 18 ans) ;
  • s’alimenter sainement. Notre système nerveux a besoin de vitamines (B, PP, etc.) pour optimiser son rendement. Ces vitamines ne peuvent être fournies en quantité suffisante, et avec facilité, que par l’alimentation.

Remarque

Les dépressions, dans la plupart des cas, sont des maladies causées par une mauvaise transmission de l’influx nerveux entre les neurones au niveau des synapses. La prise d’antidépresseurs ou de tranquillisants compense ces troubles et permet de combattre ces dépressions.

 

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