10 L’AGRESSION MICROBIENNE ET PARASITAIRE

1. COMMENT SE MANIFESTENT LES MALADIES PARASITAIRES CAUSÉES PAR DES PROTOZOAIRES ET COMMENT LUTTER CONTRE ELLES ?

MALADIE

SYPMTÔMES

AGENT PATHOGENE

AGENT VECTEUR ET TRANSMISSION

DIAGNOSTIC

PROPHYLAXIE

LUTTE CURATIVE

PALUDISME

(ou malaria) : maladie non contagieuse transmise par un vecteur.

– accès de fièvre tous les 2 jours (fièvre tierce) ; tous les 3 jours (fièvre quarte) ou tous les jours (fièvre pernicieuse).

– courbatures, frissons, élévation de la température ;

– anémies parfois.

Hématozoaires : Plasmodium.

3 espèces existent:

– Plasmodium falciparum (fièvre tierce) ;

Plasmodium malariae (fièvre quarte) ;

Plasmodium vivax (fièvre tierce bénigne) ;

Plasmodium ovale.

Moustique hématophage : anophèle femelle.

Transmission par piqûre de l’insecte lors du repas sanguin.

NB : l’anophèle mâle est nectarivore.

Examen de sang : permet de voir les parasites.

Lutte antivectorielle :

– supprimer les gîtes larvaires ;

– utiliser les insecticides ;

– dormir sous une moustiquaire imprégnée.

Vaccination décevante.

Amodiaquine

Fansidar

Resochine

Quinine

(traitement sous contrôle médical à cause des risques de résistance).

TRYPANOSO

MIASE (ou maladie du sommeil) : maladie non contagieuse transmise par un vecteur.

Phase de généralisation :

– fièvre constante, modérée et rebelle ;

– gonflement du foie et de la rate (hépatosplénomegalie).

Phase de polarisation cérébrale :

– céphalées, troubles mentaux ;

– troubles moteurs,

– troubles de sommeil (insomnie nocturne et somnolence diurne) ;

– troubles génitaux (frigidité, aménorrhée, impuissance…

Trypanosomes ;

2 espèces existent :

Trypanosoma gambiense en Afrique de l’Ouest ;

Trypanosoma rhodesiense en Afrique de l’Est.

Mouche hématophage : mouche tsé-tsé ou glossine

2 espèces existent :

Glossina palpalis en Afrique de l’Ouest;

Glossina morsitans en Afrique de l’Est.

Transmission par piqûre du vecteur lors du repas sanguin.

Examen de sang : permet de voir les trypanosomes.

Lutte antivectorielle :

– détruire les gîtes larvaires ;

– utiliser les insecticides ;

– lutte génétique.

Dépister les porteurs sains et les soigner ;

Abattre les animaux réservoir des parasites.

Traitement long (2 à 3 ans) sous contrôle médical.
AMIBIASE (ou dysenterie amibienne) : maladie du péril fécal c’est-à-dire une maladie due à un défaut d’hygiène individuelle ou collective.

– coliques,

– diarrhée avec selles glaireuses et sanguinolentes ;

– déshydratation ;

– perforation et occlusion intestinales ;

– hépatosplénomegalie ;

– atteinte des poumons et de l’encéphale en cas de complication.

Amibe hématophage : Entamoeba histolytica.

3 formes possibles existent:

– forme histolytica, parasite, vit dans la paroi du gros intestin et des selles ;

– forme minuta, saprophyte, vit dans la cavité du gros intestin ;

– forme kystique ; forme de résistance et de dissémination.

Ingestion des kystiques avec l’eau ou les crudités souillés par les selles d’un malade.

Examen des selles : permet de voir des kystes à 4 noyaux.

Détection des lésions intestinales aux rayons X (radiographie)

Prophylaxie individuelle :

– respect des règles d’hygiène élémentaires (se laver les mains, filtrer l’eau de boisson, laver les crudités avant consommation)

Prophylaxie collective :

– dépister et soigner les porteurs sains ;

– protéger les aliments des mouches ;

– construire et utiliser les toilettes ;

– interdire l’usage agricole des selles comme engrais.

Métronidazole (flagyl)

Bermarsal.

(Traitement sous contrôle médical).

2. COMMENT SE MANIFESTENT LES MALADIES PARASITAIRES CAUSÉES PAR DES BACTÉRIES ET COMMENT LUTTER CONTRE ELLES ?

MALADIE

SYMPTÔMES

AGENT PATHOGÈNE

TRANSMISSION

DIAGNOSTIC

PROPHYLAXIE

LUTTE CURATIVE

TUBERCULOSE

Septicémie contagieuse à transmission directe.

– toux persistante avec crachats purulents et sanguinolents ;

– anorexie ;

– amaigrissement ;

– sueurs nocturnes, fatigue et fièvre.

Bacille de Koch (BK)

Transmission directe par contact avec le malade ou par inhalation des poussières chargées de BK.

Transmission indirecte à travers les objets souillés du malade.

Examen des crachats ;

Examen radiologique des poumons ;

Cutiréaction ou test tuberculinique.

– améliorer les conditions de vie ;

– lutter contre l’alcoolisme ;

– isoler le tuberculeux contagieux ;

– vaccination au BCG (Bacille de Calmette et Guérin).

Traitement long (12 à 18 mois) et onéreux.

– Rifampicine ;

– Streptomycine ;

– Isoniazide ;

– Ethambutol.

LEPRE

Maladie non contagieuse.

– apparition des tâches claires dépigmentées sur la peau (macules) ;

– perte de la sensibilité au niveau des macules ;

– lésions nerveuses et muqueuses.

Bacille de Hansen

Contact prolongé avec le lépreux ; rarement par les objets souillés.

Sécrétions nasales du lépromateux.

Intradermoréaction : permet de déceler la lépronine qui est une toxine sécrétée par les bacilles de Hansen.

– dépister tôt, isoler et soigner les malades ;

– respecter les règles d’hygiène ;

– vaccination au BCG.

– Sulfones ;

– Sulfamides ;

– Rifampicine ;

– Lamprène ;

– Disulone ;

TETANOS

Toxémie non contagieuse.

– contractures des muscles masticateurs, de la gorge et de la nuque ;

– paralysie des membres et des muscles respiratoires.

Bacille de Nicolaier

Pénétration des germes dans l’organisme au niveau d’une plaie.

Contamination par les objets souillés.

– désinfecter toutes les plaies ;

– utiliser les pansements stériles ;

– vaccination au vaccin anti-tétanique (VAT).

Sérum anti-tétanique.

DIPHTERIE

Toxémie contagieuse.

– gorge rouge ;

– formation des fausses membranes sur les amygdales ;

– déglutition difficile

Bacille de l’Öffler.

Directe par projection de salive ;

Indirecte par les objets souillés du malade.

– isoler et désinfecter les objets du malade ;

– éviction scolaire ;

– vaccin anti-diphtérique.

Sérum anti-diphtérique ;

Antibiotiques (Fanasil, Tétracycline, …)

MENINGITE

– fièvre à répétition, céphalées ;

– troubles du système nerveux ;

– diarrhées, vomissements

Méningo

coques

Transmission directe par inhalation des poussières chargées de coques. Ponction lombaire et examen du liquide céphalorachidien. Maladie inévitable en cas d’épidémie : se vacciner. Antibiothérapie.
TYPHOÎDE Fièvre élevée, céphalées, diarrhée caractéristique, bourdonnement des oreilles, état de stupeur. Bacille d’Eberth Directe par les mains sales, les eaux et les aliments souillés. Examen des selles Isoler le malade, désinfecter les objets ; vaccin anti-typhoïde ; bonne hygiène alimentaire.

Chloromycétine

Typhomycine

Chloramphénicol

CHOLERA Diarrhées fréquentes, vomissements, crampes musculaires, baisse de la température, déshydratation. Vibrion cholérique.

Vecteur : mouche.

Eaux et aliments souillés.

Objets souillés du malade.

Examen des selles.

Lutte contre les mouches ;

Bonne hygiène alimentaire ;

Vaccin anti-cholérique.

Antibiotiques

Réhydratation du malade.

COQUELUCHE Quintes de toux Coccobacille Voie respiratoire Vaccin anti-coquelucheux Sérum, Valium
CONJONCTIVITE Larmoiement, agglutination des cils, inflammation de la cornée (kératites), durcissement du globe oculaire, baisse de l’acuité visuelle.

Pneumocoques

Streptocoques

Staphylocoques

Directe par contact avec le malade ;

Indirecte à travers les objets souillés.

Pas de vaccin Collyres antiseptiques.
GONOCOCCIE ou BLENNORRAGIE Démangeaisons urétrales, sensation de brûlures lors des mictions ; écoulement purulent au niveau du méat, pertes blanches, salpingite, ovarite, endométrite, cystite, … Gonocoques

Voie sexuelle

Voie congénitale (de la mère à l’enfant lors de l’accouchement : gonococcie oculaire des nouveaux-nés.)

Prélèvement urétral (PU) ou vaginal (PV).

– Abstinence, fidélité, préservatifs

– Instiller les yeux du nouveau-né dès la naissance à l’aide d’un collyre antiseptique.

Antibiotiques

(traitement à suivre par couple car risques de réinfection).

3. COMMENT SE MANIFESTENT LES MALADIES VIRALES ET COMMENT LUTTER CONTRE ELLES ?

MALADIE

SYMPTÔMES

AGENT PATHOGENE

TRANSMISSION

DIAGNOSTIC

PROPHYLAXIE

LUTTE CURATIVE

ROUGEOLE

Contagieuse et immunisante

Forte fièvre ; tâches de rougeur sur les muqueuses, élévation de la température, troubles oculaires, respiratoires, digestifs ; vomissements, diarrhées. Virus d’Enders

Contact avec le malade ;

Sécrétion glysopharyngée

Bonne alimentation de l’enfant ; respect des règles d’hygiène ; vaccin Rouvax aux – de 6 ans. Intervenir rapidement par des médicaments pour éviter les complications.

VARIOLE

Contagieuse et immunisante

Fièvre éruptive, éruption sur les membres et sur la figure. Les vésicules s’emplissent de pus et forment des pustules. Virus filtrant

Contagion directe avec le malade ;

Indirecte à travers les objets souillés

Vaccin anti-variolique ; Mettre le malade en quarantaine ;

Désinfecter les objets souillés

Malboran

Antipyrétiques

Eviter les surinfections.

POLIOMYELITE

Epidémique et immunisante

Destruction des cellules nerveuses de la corne antérieure de la moelle épinière ; paralysie des membres, grippe, diarrhée fébrile. Poliovirus Voie digestive : eau et aliments souillés.

Vaccin anti-polio.

Respect des règles d’hygiène individuelle et collective.

Repos musculaire

Sérum anti-poliomyélitique de petits ; Auréomycine.

RAGE

Maladie inoculente

Troubles nerveux ; contractures, paralysie et fureur, démangeaisons au niveau de la morsure. Virus rabique Morsure par un animal contaminé Vaccin anti-rabique, suppression des chiens errants, vacciner les animaux domestiques Immunothérapie

FIEVRE JAUNE

Fièvre élevée, douleurs généralisées, vomissements bileux ; teinte jaune de la peau (ictère), soif intense, coloration des urines. Virus amaril

Vecteur : moustique hématophage : aèdes.

Transmission par piqûre

Détruire l’agent vecteur et leurs gîtes de reproduction.

Vaccin anti-amaril

Traitement curatif décevant.

HEPATITES VIRALES A et B

Fièvre, douleur articulaire, manque d’appétit et grande fatigue, troubles digestifs, asthénie,… Virus A et virus B. Tatouage, scarification de la peau, voie sexuelle et congénitale

Utiliser les latrines,

Vaccin HEVA CB

Stériliser le matériel.

Traitement à l’Hepasor.

SIDA (Syndrome de l’Immunodéficience Acquise)

Manifestations pseudo grippales ; fièvre, sueur nocturne, éruption cutanée, diarrhée chronique, fatigue, amaigrissement, maladies opportunistes,…. VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine).

Voie sexuelle

Voie congénitale

Voie sanguine

Test ELISA

Test Western-Blot (test de confirmation)

Abstinence sexuelle

Fidélité du couple

Utilisation des préservatifs

Stérilisation des objets.

Pas de traitement.

4. COMMENT SE MANIFESTENT LES MALADIES PARASITAIRES CAUSÉES PAR DES MÉTAZOAIRES ET COMMENT LUTTER CONTRE ELLES ?

MALADIE

SYMPTOMES

AGENT PATHOGENE

VECTEUR ET TRANSMISSION

DIAGNOSTIC

PROPHYLAXIE

LUTTE CURATIVE

SCHISTOSOMIASE ou bilharziose

Phase initiale ou de pénétration : démangeaisons aux points d’entrée des parasites ;

Phase d’invasion : fièvres irrégulières ; maux de tête ; troubles digestifs ; toux spasmodique.

Phase d’état : symptômes dépendant de l’espèce parasite hébergée :

– Schistosomiase urinaire : hématurie, insuffisance rénale.

– Schistosomiase intestinale : diarrhée avec selles glaireuses et sanguinolentes, douleurs intestinales.

– Schistosomiase rectale : diarrhée avec selles glaireuses et sanguinolentes, douleurs rectales.

Schistosomes :

Plusieurs espèces existent :

Schistosoma haematobium (schistosomiase urinaire).

Schistosoma mansoni (schistosomiase intestinale).

Schistosoma intercalatum (schistosomiase rectale).

Schistosoma japonicum (schistosomiase intestinale en Asie)

NB : les 3 premières espèces coexistent dans certaines régions du Cameroun.

Transmission transcutanée par perforation de la peau par les larves infestantes appelées cercaires lors des baignades ou des lessives dans les eaux souillées. Examens de selles ou d’urines : permet de voir des œufs caractéristiques de l’espèce parasite hébergée.

– respecter les règles d’hygiène individuelles et collectives ;

– utiliser les molluscides contre les planorbes et les bulins qui sont les hôtes intermédiaires ;

– élever les poissons qui se nourrissent des mollusques ;

– éviter les baignades dans les marigots et se tenir hors de l’eau lors de la lessive ;

Praziquantel : dose unique de 40 mg/kg de masse corporelle.

ONCHOCERCOSE ou cécité des rivières

– lésions cutanées aux fesses et aux cuisses ;

– apparition des kystes appelés onchocercomes ;

– lésions oculaires pouvant conduire irréversiblement à la cécité.

Microfilaire : Onchocerca volvulus.

Il vit sous la peau.

Mouche hématophage : simulie femelle.

Transmission par piqûre lors du repas sanguin.

Biopsie cutanée : examen d’un fragment de peau.

Lutte antivectorielle :

– destruction des gîtes larvaires ;

– utiliser les insecticides.

Eviter les piqûres des mouches.

Prise du Mectizan à titre préventif.

Traitement décevant.

DRACUNCULOSE ou ver de Guinée ou éléphantiasis

– urticaires, nausées ;

– lésions au niveau de la jambe laissant voir la tête ou l’utérus du parasite femelle ;

– impotence, infections locales, …

Filaire : Dracunculus medinensis.

Crustacé : cyclops

Transmission par ingestion des cyclops infestés avec l’eau.

– filtrer l’eau de boisson ;

– élever les poissons qui se nourrissent de crustacés ;

– utiliser les insecticides.

Traitement décevant.

Extraction traditionnelle des vers.

ASCARIDIOSE

Troubles digestifs, nausées, diarrhées, vomissements, manque d’appétit, toux sèche. Ascaris Ingestion de l’eau ou des aliments souillés par les œufs d’ascaris. Examen de selles.

– boire les eaux potables ;

– respecter les règles d’hygiène individuelles et collectives ;

– utiliser les latrines.

Zentel

Mintezol

Combatrin

Vermox

TENIASES

Nausées, vomissement, excès ou manque d’appétit, douleurs au niveau du ventre.

Ténias

Ténia du porc : Taenia solium ;

Ténia de la vache : Taenia saginata.

Ingestion des kystes de ténia avec de la viande mal cuite. Examen de selles.

– boire les eaux potables ;

– respecter les règles d’hygiène individuelles et collectives ;

– utiliser les latrines.

Yomesane

ANKYLOSTOMIASE

Vomissements, troubles digestifs, anémies, diarrhée, douleurs abdominales, amaigrissement notable. Ankylostomes Voie transcutanée Examen de selles

– porter les chaussures fermées ;

– assainir les sols ;

– éviter de marcher pieds nus.

Vermifuges et antihelminthes.

 

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